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![]() LE CAFÉ DE LA RUE JEAN-JACQUES-ROUSSEAU
(D'après Les
cafés artistiques et littéraires de Paris, paru en 1882)
Près de l'hôtel des Postes, au fond d'une cour, existait, vers la fin du règne de Louis-Philippe, un petit estaminet qui était le rendez-vous des révolutionnaires de cette époque. On y voyait Caussidière, Lagrange, Martin-Bernard, Louis Blanc et beaucoup d'autres, qui préparaient dans cet établissement la chute de la branche cadette, et par conséquent, s'apprêtaient à saisir la place, en proclamant la République. Car, en France, comme dans tous les pays sujets aux révolutions, il n'y a jamais de changé que l'étiquette et les honneurs ; quand ils sont au pouvoir, les plus hardis démagogues deviennent des conservateurs. Lorsque éclata le mouvement de février 1848, mouvement qui devait avoir pour résultat immédiat la chute d'une dynastie, personne, parmi les habitués du café, ne crut d'abord à la victoire. Les prudents du parti voulaient faire de l'agitation, mais ils recommandaient d'éviter les luttes avec la troupe. M. Louis Blanc était au café de la rue Jean-Jacques-Rousseau, recueillant tous les bruits, recommandant la prudence à tous ses amis, lorsqu'on vint lui annoncer qu'on se battait. Il manifesta le plus profond désespoir, et ce tribun, mieux doué pour la parole que pour l'action, se mit à débiter de longues tirades accompagnées de gestes emphatiques. « Cette imprudence perd les républicains ! s'écria-t-il ; nous n'avons plus qu'à nous couvrir la tête de cendres ! » Sa douleur ne se calma que lorsqu'il sut que Louis-Philippe était parti. Alors, au lieu de se mettre des cendres sur les cheveux, il monta, en imagination au Capitole, fonda la République, qui devait aboutir aux journées de Juin après avoir passé par le 5 mai. M. Louis Blanc ne se souvient plus sans doute du petit café transformé en club et des sensations qu'il y éprouva le 23 février 1848. L'auteur d'une chanson en l'honneur de M. Ledru-RolIin ignorait probablement ces détails, car dans un accès de lyrisme il s'écrie : « frère Louis Blanc ! homme de grand
génie, Le 11 juin 1871, M. Louis Blanc, dans une lettre adressée au Figaro, écrivait que les incendiaires et les assassins ne trouveraient pas en lui un défenseur. Le 19 août suivant, il protestait dans l'Officiel contre la paternité d'une brochure, faisant l'apologie des communards. En 1879, ses idées s'étaient modifiées, ou plutôt il ne croyait plus au danger, et, dans une tournée faite dans les villes du Midi, il disait, le 14 octobre, à Perpignan, « que si jamais insurrection a été de nature à justifier et à rendre impérieuse la demande d'une amnistie plénière, c'est certainement l'insurrection du 18 mars 1871. » Que la chance tourne et la peur fera dire à M. Louis Blanc tout ce qu'on voudra.
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